PAROLES DE BÉNÉVOLES, CHAPITRE 2: LE SPEAKER
28/02/2020

Toutes personnes ayant assister récémment à une rencontre à la Halle Polyvalente connait sa voix, Fabrice KOHN Speaker/Animateur et membre du CA du club, est on ne peut plus investi dans la vie et l'évolution d'Istres Provence Handball. Vous connaissez la voix, rencontre avec le personnage... 

Fabrice je vais te laisser te présenter, nous expliquer ce que tu fais dans la vie, et comment tu  es arrivé à Istres.

"Je suis arrivé à Istres en 1993 puisque je suis ancien militaire de carrière, et je suis arrivé au club en 2007 grâce à un bénévole du club que je connaissais. Il m’a gentiment proposé de venir donner un coup de main. Le premier soir aux sandwichs, puis à la buvette pendant 3-4 ans. Voilà comment je suis arrivé au club. Il est vrai que d’être à la retraite de l’armée permet d’avoir un peu de temps pour pouvoir m’occuper de ces passions."

-Avant ton arrivée, le hand était déjà une passion pour toi ou c’est quelque chose que tu as découvert ?

"Pas du tout, je suis un fan de sports collectifs, je me suis donc vu aller au foot le vendredi, le lendemain au hand et le dimanche au rugby. Je n’étais pas du tout un expert ou un pro du hand, c’est en venant donner un coup de main dans un premier temps que je me suis pris au jeu."

Tu occupes la fonction de speaker-animateur les soirs de matchs, comment en es-tu arrivé la ?

"J’étais encore à la buvette, j’avais décidé de passer la main pour la saison suivante, et on s’apercevait que pendant les rencontres il n’y avait pas d’ambiance, il y avait certes un peu de musique pour l’annonce des joueurs en début de match, et l’annonce des buteurs, mais c’est tout. Christopher TOURON, m’a donné le micro, j’ai commencé en me plaçant derrière les buts, pour mettre un peu d’ambiance et chauffer la salle, c’est comme ça que cela a commencé, simplement. Christopher s’est aperçu au fur et à mesure que j’avais le timbre de voix et la motivation pour le faire, c’est comme cela que je suis devenu chauffeur de salle. Speaker, c’est un métier, la chance que j’ai, c’est que depuis ma jeunesse j’ai souvent eu un micro dans la main, et que j’anime régulièrement sur d’autres secteurs, dans l’armée entre autres (Fabrice est réserviste) des challenges sportifs."

Tu as donc suivi l’évolution du club, les ascenseurs entre Proligue et Starligue, comment as-tu vécu ces différents moments, comment as-tu perçu l’évolution de ta position par rapport aux évolutions du club et à la professionnalisation ?

"J’ai bien entendu changé ma manière d’appréhender les choses, on est monté en puissance sur les 6 dernières années. Je n’arrive jamais sur un match tranquille, je m’aperçois que c’est d’ailleurs de plus en plus strict au niveau des règles et protocoles de matchs. Pour revenir sur l’évolution du club, jusqu’à la victoire en Coupe de la Ligue à Miami tout allait bien, puis il y a ensuite eu les différentes descentes et remontées. C’est dans ces moments là que les 4 années de speaker, de ce que j’ai pu entendre, ont joué leurs rôles dans les différentes remontées."

Tu as apporté ta pierre à l’évolution sportive du club donc ?

"C’est ce que l’on me dit, mais j’estime que dans toutes les salles de France c’est bien qu’il y ait de l’ambiance..Pour la petite anecdote, une année sur un match, j’ai eu des reflexions, comme quoi je cassais les oreilles de certaines personnes. J’ai donc présenté l’équipe puis je suis allé m’asseoir sans chauffer la salle. La première mi-temps était morte, sans bruits, pas de sons, et on m’a demandé à la mi-temps de reprendre et de casser de nouveau les oreilles (rires)."

 

Comment prépares tu tes rencontres ?

"Je suis très réseaux sociaux et actualités sportives, je suis donc le hand sur tous les sites et réseaux qui peuvent exister. Pour voir les commentaires d’avant ou d’après rencontres, pour me préparer à ne pas dire n’importe quoi. Pour un match le mercredi je commence à travailler le lundi sur l’idée de la soirée. C’est aussi un travail d’équipe car le responsable communication me prépare mes messages et mes interviews d’après match, et nous préparons ensemble bien en amont des rencontres, les contours de la soirée et des animations."

Un jour de match se déroule comment pour toi ?

"Je suis déjà dans le match dès le matin. Je regarde ma montre sans arrêt. Ce jour là, dans la mesure du possible je fais en sorte de rester au bureau et de ne pas avoir d’intervention extérieur. Je me prépare, je verifie plusieurs fois le déroulé de la soirée, je regarde que l’on soit bien calé au niveau animation, si on a pas quelque chose à rajouter. 2h30 avant le coup d’envoi j’arrive à la salle, et puis à partir de ce moment là je suis dans mon truc. Les gens peuvent d’ailleurs s’en apercevoir car beaucoup de supporters me disent « on t’a vu, on t’a croisé et tu ne nous as pas dit bonjour » c’est parce que je suis dans ma bulle. C’est ouverture des yeux et fermeture des yeux après le VIP en mode handball."

Entre ton arrivée à la salle et le coup d’envoi qu’est ce qu’il se passe pour toi ?

"Entre le moment où j’arrive et le coup d’envoi, il y a le traditionnel bonjour à l’ensemble des bénévoles présents, ensuite je fais un point avec Adrien pour avoir les dernières consignes. On fait un point sur les différentes animations. Ensuite aux alentours de 19h il y a la réunion technique qui réunit les 2 entraineurs, le délégué, l’arbitre délégué, le référent LNH, le speaker, le sécrétaire et le chronometreur. A ce moment là, on a les consignes concernant le tirage au sort, on fait part des différentes animations d’avant match et/ou de mi-temps. Une fois la réunion technique terminée, direction la loge musicale pour faire un point musique sur le protocole et les différentes animations. Ensuite je reste au niveau de la table pour avoir la feuille de match que je lis attentivement en surlignant les différents joueurs et les différentes prononciations, car on a pas le droit à l’erreur à ce niveau. Entre l’arrivée et le coup d’envoi on ne voit pas le temps passer, on est très occupé."

Une fois le match commencé, comment tu animes, comment tu chauffes la salle ?

"Beaucoup d’instinct en fonction du déroulé du match. Je regarde si des jeunes ont rejoint la partie tambours, si il n’y en a pas l’animation peut être difficile, il faut pouvoir entrainer le public après mes différentes annonces micro. Je fais beaucoup à l’instinct, ça monte crescendo au fur et à mesure. De temps à autre on sent qu’il faut lever la salle car c’est un moment où l’équipe peut en avoir besoin. Il faut que je sois à l’ambiance mais aussi  attentif aux buts, car je fais l’annonce des buteurs, donc il peut m’arriver de ne pas voir le buteur et d’avoir à demander. Je monte en pression aussi, je suis, en fin de compte, un supporter avec un micro mais je dois faire attention à garder du respect pour les adversaires et les arbitres, une forme de neutralité."

En cas d’écart important en notre défaveur au tableau d’affichage, comment fais tu repartir une salle alors qu’on sait que la messe est dite ?

"Il est vrai que lorsqu’il y a un gros écart c’est pas facile, mais dans ce cas c’est contre des grosses écuries comme Paris ou Nantes et le public est présent aussi pour voir des internationaux. Sur des matchs plus « classiques », quand on sent que le public a besoin, je prends mon micro et j’essaye de me mettre à la place du public. J’essaye aussi de faire comprendre au public qu’ils sont le 8ème homme, et qu’on ne peut pas être derrière son équipe que dans les bons moments mais aussi dans les moments plus difficiles. Quoi qu’il arrive je donne et je cherche à relancer la machine !Il ne faut jamais rien lacher, cela fait partie du boulot."

Une fois le match terminé que fais tu ?

"Après le match j’ai quelques minutes pour les messages d’usages, et ensuite je laisse la place aux médias, à Bein pour leurs interviews à chaud d’après match. Ensuite, je range mon micro, la première partie de soirée est faite, il faut passer à la suite, 1h30 de VIP au Magic Mirror. Pour cette partie il y a les interviews à chaud de deux joueurs, le résultat du jeu concours de pronostic. Cela demande encore une bonne heure et demie d’animation pour que les partenaires passent une bonne soirée."

Pour terminer cet entretien, as-tu un bon et un « mauvais » souvenir qui se dégagent ?

"Le meilleur souvenir est bien entendu la présentation du trophée de la coupe de la Ligue aux istréens au retour de Miami. Il y en a aussi un deuxième, la remontée en Starligue comme champion de France de Proligue, avec une salle comble et toutes les festivités liées à la présentation du bouclier. Le plus mauvais est, pour moi, la descente pour deux petits points et j’ai vu les larmes de Thomas TRICAUD et des autres, c’est vraiment le plus mauvais souvenir. (Lors de la descente en Proligue  à l’issue de la saison 2014/2015)"

Un pronostic sur le classement du club en fin de saison ?

"Je suis comme saint Thomas je ne crois que ce que je vois, je pense que l’équipe a le potentiel pour finir milieu de tableau, entre 8 et 10ème !"

 

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